La Grippe H1N1 n'est qu'un début.
Par Flow le mercredi, mai 13 2009, 10:04 - Divers - Lien permanent
John Woods, professeur émérite, océanographe et co-auteur du premier rapport du GIEC nous confiait il y a quelques temps qu’il craignait bien davantage les pandémies que le changement climatique pour l’intégrité humaine. Le SRAS, le H5N1 et aujourd’hui la version H1N1 sont depuis passés par là.
A en croire les différentes autorités sanitaires, à moins d’une résurgence du virus en automne sous une forme plus virulente, le danger serait passé. Le temps est donc aux polémiques, en avons-nous trop fait ou pas assez ? Quoi qu’on en pense, cette alerte aura été l’occasion d’une répétition générale face à un fléau qui ne manquera pas de survenir, la pandémie. A part à Hong Kong, encore traumatisé par le SRAS, l’exercice s’est plutôt bien passé, l’équilibre entre information et action de prévention fut plutôt bien trouvé. Ce genre d’épreuve permet d’évaluer dans les faits les performances et les lacunes de nos dispositifs de veille et de prévention sanitaire. A ce titre, on aimerait avoir une explication détaillée, un bilan transparent et une synthèse des conclusions que ne manqueront pas de formuler nos autorités.
Une autre réflexion est aussi à mener sur les facteurs déclenchant ces HxNx (on compte également le H3N2, le H1N2, etc.). Il est troublant de ne pouvoir en déterminer clairement l’origine. Philippe Vannier (Afssa) nous explique que cette grippe « porcine » contient un mélange de séquences génétiques détonnant de porc, de poulet et d’humain ! L’actualité a braqué ses feux sur « La Gloria » située dans la vallée de Perote au Mexique, où les conditions sanitaires de l’élevage porcin sont proprement scandaleuses. On ne peut affirmer qu’il s’agit là du foyer de la pandémie, mais indépendamment des liens aujourd’hui non établis entre les conditions sanitaires et l’émergence du virus, on y retrouve toutes les conditions d’un désastre écologique et social. L’appât du gain de certaines sociétés, en l’occurrence Granjas Carrol, filiale d’une multinationale américaine largement décriée (Smithfield), des populations fragiles aisément manipulables, une absence de contrôle et un mépris total pour l’environnement. Toujours la même histoire….
La nature nous rappelle décidemment à l’ordre et nous interroge régulièrement sur notre relation à l’élevage et à l’alimentation. Si nous limitons cette « couturière » au seul traitement des conséquences sans agir sur les causes, il y a fort à parier que nous n’éviterons pas la «générale ».
__Alexis du Fontenioux. Mai 2009 Transmit par ClimaBlog__
Commentaires
La médecine a fait des progrès certes mais n'a as à son actif de nouveauté majeure...
Les grands léaux de notre temps ne connaissent toujors pas de vaccins ou d'équivalent
Ce qui a surtout fait accroitre l'espérance de vie c'est :
- La prévention
- Une meilleure hygiène de vie
- Le savoir
Je n'ai jamais dit qu'il fallait paniquer...En effet
1. d'une part c'est le meilleur moyen de perdre son sang froid
2. Il faut prendre garde aux effets médiatiques...plus il y a de la tourmente et pus on fera du tirage
En conclusion :
Pas de panique mais soyons vigilants
Ma Grand Mère est morte de la gripe espagnole en 1918....Ma mère s'est mise à bosser à l'âge de huit ans parce qu'elle n'avait plus de mère....
Sachons rester humble et respectons les conseils de ceux qui vous en donnent...
Vous savez qu'il y a toujours plusieurs lectures du même message...Peut être ferez vous plus confiance à tel ou tel conseilleur...Sachez discerner le vrai du cri inconsidéré...Vos propos me laissent à penser que vous êtes en mesure de le faire