Pour Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International : « Il semble que les pays développés aient enfin pris le recyclage au sérieux ; ils recyclent l’argent de l’aide au développement en fonds climat. Mais le monde ne se laissera pas tromper. Verdir de l’aide au développement en lui mettant simplement une étiquette « climat » est une marque de mépris pour les pays pauvres. »

Le contrôle des finances pour le climat a également été au centre des négociations. Les Amis de la Terre International demandent la création d’un nouveau fonds climat mondial placé sous l’autorité des Nations Unies, fondé sur les principes d’équité et d’intégrité environnementale pour soutenir les projets des communautés locales autour du globe. Les pays riches tentent, à la place, de donner le contrôle des fonds climat à la Banque mondiale.

Pour Anne-Sophie Simpere des Amis de la Terre France : « Confier les fonds climat à la Banque mondiale est inacceptable. La Banque mondiale est une institution non démocratique et largement discréditée qui a l’habitude d’être l’une des causes des changements climatiques plutôt que de les prévenir. Elle soutient massivement des projets socialement et environnementalement destructeurs dans de nombreux pays, qu’il s’agisse d’énergies fossiles ou de déforestation. Dernièrement, elle a accordé un prêt à l’Afrique du Sud pour construire l’une des plus grosses centrale à charbon au monde, Medupi, décrite par la société civile d’Afrique du Sud comme un désastre environnemental et social. »

Un nouveau rapport des Amis de la Terre États-Unis - Capitalizing on Climate : The World Bank Role in Climate Change and International Climate Finance – démontre l’hypocrisie de la Banque mondiale. D’un côté, elle est un danger climatique et finance des projets qui enferment les pays dans un développement basé sur les énergies fossiles pour des décennies et, de l’autre, elle veut prendre le contrôle de l’argent qui est censé combattre cette pollution. De plus, alors que la Banque mondiale est supposée aider les pays du Sud à réduire la pauvreté, ses pratiques affaiblissent les pauvres et renforcent les puissants.

Pour Karen Orenstein des Amis de la Terre États-Unis : « Les population des pays en développement sont déjà forcées de vivre avec les impacts de la pollution climatique causée par la Banque mondiale. La meilleure chose que la Banque mondiale puisse faire, c’est d’abord de ne pas nuire. Elle doit sortir du business de la pollution climatique. »

Source : http://www.amisdelaterre.org/