Alors que s’achève une nouvelle session de négociations sur le climat à Bonn, les Amis de la Terre dénoncent le comportement irresponsable desEtats-Unis qui risque de conduire à un nouvel échec pour la conférence de Cancun, au Mexique, en novembre prochain.
Pour les Amis de la Terre International, la position des États-Unis est devenue si contre-productive que les autres pays devraient considérer lapossibilité de se passer de leur soutien pour arriver à un accord ambitieux sur la réduction des émissions dans les pays industrialisés.
Les États-Unis cherchent à saper l’architecture même du protocole de Kyoto en proposant un système d’engagement volontaire au lieu d’objectifschiffrés de réduction qui s’inscrivent dans un cadre juridiquement contraignant. D’autres pays comme le Japon ou la Russie profitentde cette brèche pour affaiblir à leur tour les négociations.
A l’issue de la première semaine de négociations sur le climat de l’ONU, Les Amis de la Terre International conseillent vivement aux pays riches demodifier radicalement leurs projets concernant les fonds pour le climat s’ils veulent éviter de répéter l’échec de Copenhague.
Les pays riches qui espéraient acheter les pays pauvres avec les 30 milliards de dollars de fonds climat dans le cadre de l’accord de Copenhaguen’arrivent même pas à verser cette somme pourtant dérisoire par rapport aux enjeux. Il apparaît que la majeure partie de cet argentest de l’aide au développement recyclée qui était déjà engagée pour des programmes concernant la santé et l’éducation.
Les parties prenantes de la convention cadre sur les changements climatiques vont se réunir pour la deuxième fois depuis Copenhague (décembre2009), à Bonn du 31 mai au 11 juin. FNE revient sur les grands enjeux de cette conférence.
35.000 citoyens du monde entier ont participé du 20 au 25 avril à Cochabamba, en Bolivie, à la première « Conférence des peuples sur lechangement climatique ». Entre utopie et réalisme, l’accord qui en est sorti appelle notamment à la constitution d’un tribunal international pour jugerles « crimes environnementaux ».
Dans le sillage de la conférence sur le climat de Copenhague et de l’accord a minima conclu par quelques pays développés et émergents, legouvernement bolivien convoque du 19 au 22 avril 2010, la première conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques et les droitsde la Terre Mère 1. La fédération internationale des Amis de la Terre accueille avec intérêt cette conférence et sera représentée par unedélégation qui participera aux débats aux côtés de représentants de mouvements sociaux, d’ONG, de gouvernements et de peuples indigènesvenant du monde entier.
Olivier Godard, directeur de recherches au CNRS, économiste du développement et de l'environnement, répond aux "sophistes" et aux "imposteurs"qui, de Claude Allègre à François Ewald, prétendent s'appuyer sur la science pour contester les études du GIEC sur le dérèglement climatique.
Hier s’est déroulée, à l’initiative de la France, une conférence réunissant 54 pays et visant à poser les bases d’une stratégie globale de lutte contreles émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation forestière. FNE revient sur le résultat des discussions.
Considérant que le changement climatique est une menace réelle pour l’existence de l’humanité, des êtres vivants et de notre Terre Mère telle quenous la connaissons aujourd’hui,Constatant le grave péril existant pour les îles, les zones côtières, les glaciers de l’Himalaya, des Andes etdes montagnes du monde, les pôles de la Terre, les régions chaudes comme l’Afrique, les sources d’eau, les populations touchées par lesdesastres naturels croissants, les plantes et les animaux, et pour l’écosystème en général;
Pendant que les chefs d’Etat discourent indéfiniment et compromettent l’avenir de la planète, des mouvements et collectifs tentent d’agirconcrètement. Les propositions, initiatives et expérimentations en faveur d’une société plus écologique et plus juste socialement ne manquent pas.Passage en revue de quelques-unes de ses « vraies » solutions au changement climatique, présentées à Copenhague par des citoyens oudes associations.
Alors que les chefs d’État portent la bonne parole à Copenhague, l’Union européenne – dont la France - continue de soutenir massivement lesénergies polluantes, comme le pétrole ou le charbon, par l’intermédiaire de sa Banque européenne d’investissement (BEI) ou de la Banquemondiale. Avec 60 milliards d’euros d’investissement par an, la BEI aurait pourtant largement les moyens de financer une transition écologique del’économie.
Le « prix de la sirène en colère », qui récompense le pire lobbyiste aux négociations de Copenhague, a été remporté par le géant Monsanto, avec37% des voix. Shell, le géant de l’industrie pétrolière, est arrivé en seconde position (18%), tout juste suivi par l’Institut Américain du Pétrole (14%). Le prix est remis à 15h30 aujourd’hui dans la capitale danoise, par Naomi Klein, journaliste et écrivain. Dix mille personnes ont votépour le « prix de la sirène en colère », ainsi nommé d’après la sirène emblématique de la ville de Copenhague, furieuse en raison despressions exercées par les industries sur les négociations.
C'est le pire scénario jamais imaginé. Le réchauffement climatique pourrait atteindre sept degrés en 2100 selon vingt-quatre climatologues derenom. L'Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam, en Allemagne, publie en effet mardi 24 novembre un document de 64 pagesreprésentant une synthèse des travaux scientifiques sur le changement climatique parus depuis le 4e rapport du Groupeintergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC, 2007), assorti d'un appel à agir.
Après un certain raz le bol d’entendre sans cesse à la radio tout le monde dire qu’il faut absolument un accord à Copenhague, j’ai écrit ce texte...
D’ici quelques jours, des milliers de militants d’Europe et du monde entier convergeront vers Copenhague à l’occasion du sommet mondial sur le climat. Alors que les médias donnent la parole exclusivement à ceux qui, parmi les gouvernants, les entreprises et les grandes ONG, appellent à un « accord ambitieux », nous serons nombreux dans les rues de la capitale danoise à agir contre la signature d’un nouveau protocole. Et nous avons de bonnes raisons !
Anne Chapuis est étudiante en glaciologie à l’université d’Aas en Norvège. Son travail ? Analyser la fonte des glaciers du Spitzberg, cet archipel norvégien situé non loin du Groenland. Quelles sont les conséquences de la fonte de ces glaciers ? Ce processus peut-il perturber le climat européen aujourd’hui tempéré ? Doit-on se préparer à un refroidissement du vieux continent ? Explication en images, et en pull de laines.
Notre monde n'est pas à vendre Les réseaux Climate Justice Action (CJA) etClimate Justice Now! (CJN) participent au contre-sommet lors desnégociations sur le climat à Copenhague, début décembre. D’autres réseaux,dont Our World is not for Sale (OWINFS), organisent des mobilisationspendant le sommet de l’OMC, une semaine avant. Beaucoup de représentantsde mouvements populaires aimeraient être présents aux deux évènements, quisont intimement liés.
Alors que l’ultime semaine de négociations sur le climat avant le sommet de Copenhague prend fin à Barcelone, les pays riches restent incapablesde s’engager sur des objectifs de réduction des émissions suffisamment ambitieux et d’annoncer un paquet financier à la hauteur de lacrise climatique. De plus, aucun progrès n’a été enregistré sur l’additionnalité, principe central pour éviter la diversion de l’aide publique pour financer l’adaptation dans les pays en développement.
Le 13 Juin 2009, des milliers de personnes à Sydney et à Melbourne en Australie se sont ralliées à l'action sur les changements climatiques. A Melbourne 4000 personnes se sont réunies à la Bibliothèque d'État où ils ont entendu le sénateur Bob Brown (Verts) et l'activiste David Spratt, avec d'autres orateurs. La foule a ensuite descendu jusqu'à l'Hôtel de ville de Melbourne où un "sitdown" de protestation a eu lieu en dehors de l'État de conférence de "l'Australian Labor Party".
La rédaction de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques avance d'un bon pas. Prévue pour décembre 2009 à Copenhague, une première version inachevée suscite l'espoir d'un nouvel ordre climatique. Réunie à Bonn, elle appelle les pays industrialisés à renforcer leurs engagements.
Alors qu’un sommet international sur le climat réunissant gouvernements et lobbies aura lieu à Copenhague en décembre pour décider de l’avenir du Protocole de Kyoto, un camp climat écologique, anticapitaliste et autogestionnaire est programmé cet été près de Nantes.
Le journaliste Hervé Kempf est venu à Dijon le 11 février pour la sortie de son dernier livre "Pour sauver la planète, sortez du capitalisme". A cette occasion, il a donné une conférence sur les responsabilités du capitalisme dans la crise sociale et environnementale.Une conférence qui montre l'implication de notre système monétaire et financier dans l'état de notre pauvre planète. Une vision globale indiquant que ce n'est pas seulement au citoyen d'agir (changement des ampoules, prendre des douches,...), mais aussi aux plus hautes sphères en modifiant les règles de notre système financier.